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Le retour du Mercredaï !

Wed Feb 4, 2009, 7:07 AM
  • Mood: Happy
  • Listening to: Frank Sinatra - Theme from New York, New York
  • Playing: with my pirple ribbon
  • Eating: some Princes(c)
  • Drinking: a marvellous tea
"Au final, c'est comme tout. Je m'y suis habituée. Je ne m'étonne plus de sentir la douleur caractéristique de la veille des règles qui me triture le bas-ventre. Je ne m'étonne plus de cette curieuse impression d'être observée. Je ne m'étonne plus de te voir à côté de moi. J'ai le sourire béat de la toxicomane en phase jouissive de décollage. Euphorie. Je ne m'étonne plus d'être heureuse, infiniment, ultimement, extatiquement heureuse. Je cherche pas à savoir pourquoi. Je savoure. J'ai l'impression d'avoir la tête pleine de bulles. Je ne m'étonne plus de ce sentiment de fierté qui m'envahit. Je pourrai gouverner le monde, là, comme ça, d'un claquement de doigt. Je ferai mieux que n'importe qui.
Je suis le best-seller le plus en vogue.
Je suis le nouvel espoir du cinéma à l'échelle mondiale.
Je suis la réincarnation d'Hendrix, Morisson et Joplin dans un seul et même corps.
Je suis le héros du Viêt-Nam.
Je suis le président qui réunifiera URSS et USA en une seule patrie mondiale.
Je suis Jesus, Mahomet, Buddha et Ziggy Stardust à la fois.
Je suis Dieu."

Parce que oui, j'en pouvais plus de cette nouvelle.
Parce que oui, ça m'énervait de rien changer à mon dA.
Parce que oui, finalement, en me relisant, je le trouve pas si mauvais que ça, ce texte.
Parce que oui, je vais essayer de me remettre à écrire, à dessiner, à regarder des films, à sortir, à entretenir mon appart, à m'entretenir moi, à lire, à découvrir toujours plus de choses, à jouer, à apprendre, à réfléchir, à penser à l'avenir aussi, un peu, à prendre du temps pour les gens que j'aime, et qui me manquent, à m'agiter, à vivre, parce que oui, finalement, le temps passe plus vite que prévu.

Pourquoi les parisiens, ils sont tout gris ?

Tue Sep 16, 2008, 1:35 AM
  • Mood: Anxious
  • Listening to: The Beatles - Love (and the noise of Paris)
  • Reading: the tract of the 'Cinémathèque' of P
  • Watching: my screen (and the parisian roofs by my window)
  • Playing: with my necklace (and my nerves)
  • Eating: a 'pain viennois' with chocolate
  • Drinking: a coffee with sugar
L'hôtel lui avait finalement semblé l'endroit idéal pour mener la vie végétative à laquelle il avait toujours aspiré. Le soutien de son prestigieux éditeur avait suffit à lui assurer une chambre permanente dans un hôtel suffisamment ré;puté pour être doté d'un room service qui pousse la table à roulettes jusqu'au bureau au lieu de s'arrêter juste derrière la porte, et suffisamment peu chic pour qu'il puisse laisser de temps en temps un pourboire au groom en s'é;pargnant d'avoir à serrer la main de ce dernier pour lui glisser un ou deux billets dans le creux de la paume, geste pour lequel il s'autorisait le plus grand mé;pris.

Il reposa sa tasse d'Earl Grey dans sa soucoupe et trempa sa plume dans son encrier. Tous ces auteurs modernes, qui ne juraient que par les ordinateurs, le ré;pugnaient profondément. Il attribuait les piètres qualités de leurs textes à leurs méthodes de travail. Le contact du clavier faisait écrire presque par réflexe, on n'avait plus envie, plus besoin de s'arrêter, et on tapait jusqu'à plus soif, au point d'achever un futur best-seller en trois ou quatre jours à peine.
L'encre roulait le long de la plume suspendue, au dessus la feuille. Quand une goutte d'encre noire et brillante s'écrasait sur cette dernière, c'était comme un signal. L'heure de s'arrêter. De boire un scotch pour faire revenir l'inspiration.
Le curseur d’un traitement de texte clignotait inlassablement, toujours plat et égal à lui-même. Une incitation à écrire. Une incitation au crime littéraire.
Une goutte d'encre vint s'étaler sur sa feuille, troublant l'immaculée blancheur de celle-ci, et altérant le rythme de ses pensées. Il n'y avait rien à écrire ce soir. Inutile d'attendre une autre goutte, puis une autre.
Il décrocha le combiné du room service et commanda un scotch d'une voix froide et sans émotion. La contrariété, même, n'y perçait pas. L'angoisse de la feuille blanche était vaincue par une tâche d'encre salvatrice. L'auteur avait fait sa part du travail, il n'y était pour rien si l'imagination ne suivait pas son rythme.

Il repensait à cette –odieuse- commande qu’il se devait –malheureusement- de remplir. La voix de son éditeur lui revint aux oreilles avec une netteté troublante ; les poils de sa moustache fournie venaient presque lui chatouiller le lobe. 250 pages au moins, de quoi satisfaire la ‘ménagère de moins de 50 ans’, une lecture de plage, de vacances. Juste un peu d’érotisme, surtout rien de sale. Un ‘truc' qui fasse rêver. Un truc qui fasse vendre. Son pire cauchemar. Un lieu commun de la littérature de supermarché, le roman d'amour de plage.
Il aurait mieux aimé écrire quelque chose de sale. Sortir des carcans habituels de baisers sur fond de couchers de soleil. Choquer, rien qu’un peu. Il aurait sans doute eu l’impression d’exister un peu plus. Peut-être même d’avoir de l'influence sur un monde dont il se complaisait d’ordinaire à observer la déchéance d'un regard froid et mé;prisant.

Le traditionnel "je suis au dessus de tout ça" de l'Artiste prenait tout son sens face à ce visage hautain et mé;prisant, ces yeux gorgés d'autosuffisance, ces mains lisses et blanches qui semblaient taillées pour la chaste étreinte de la plume. Le genre-même d'homme qui n'a d'orgasme qu'en apposant le point final d'un texte dont il est pleinement satisfait. Un homme frigide, puisqu’éternellement insatisfait. Un homme qui se suffit à lui-même. Qui se complait dans l'observation, et la critique acerbe.
Il aurait aimé pouvoir écrire un pamphlet haineux contre ce monde qu'il mé;prisait tant. Déverser sa bile sur la pauvre fameuse ‘ménagère de moins de 50 ans’ qui fondrait en larmes sur sa plage de carte postale, totalement désarmée. Mais à des kilomètres de ses rêveries révolutionnaires, voilà qu’il se retrouvait à devoir étancher la soif de romantisme et de sexualité particulièrement bridée des jeunes filles en fleur. S'il n'était pas convaincu d'être destiné à de plus grandes choses, il en serait sans doute venu à se détester lui-même.

Mais l'autosatisfaction reprenait toujours le dessus. Voilà qu'une jolie jeune fille, vêtue d'une robe honteusement courte, la cheville svelte sous la bride de son escarpin, poussait vers lui un sourire radieux et une table à roulettes surmontée d'une bouteille d'excellent scotch, d'un large verre ouvragé, d'un seau à glaçons et d'une rose blanche. Il avait cinquante huit ans et son visage semblé taillé dans du bois mort. Elle en avait trente de moins et tout son corps ondulait lascivement tandis qu’elle s’approchait de lui. Sans un regard pour la fleur, il jeta un glaçon dans le verre, qu’il posa sur le bureau, et fit de même avec la bouteille, la remercia un peu trop froidement pour paraître sincère et laissa négligemment tomber une petite pièce cuivrée sur le plateau roulant. La jeune fille ne put ré;primer un « merci beaucoup, monsieur » sarcastique et s’en alla d’un pas vif et contrarié. Sa lacsivité semblait avoir littéralement fondu ; elle continuait à se ré;pandre harmonieusement le long de ses jambes dénudées, bien que cela fut clairement contraire à sa volonté. Elle referma la porte sans un regard.
Il était mesquin. L’hôtesse s’était vraisemblablement attifée de la sorte pour lui plaire, rendre son service agréable. Et elle avait par là-même copieusement redoré son égo. Il l’avait récompensé par cinq malheureux cents. Et il se complaisait dans cette bassesse cruelle. Un sourire décharné anima un instant son visage et il but une longue gorgée de scotch. Il était inaccessible, intouchable, incorruptible. Supérieur, sans aucun doute.
Et miséricordieux. Donner plus à cette pauvre fille eut été la réduire à la prostitution. Il s’était contenté d’un remerciement de service.
Et puis après tout, elle n’y était pour rien si la nature s’était montrée complaisante avec sa forme, inutile de la féliciter –et encore moins de la payer- pour cela.

Il acheva son verre de scotch en quelques petites gorgées sèches et le reposa sur la table sans plus de cérémonies. Après menue réflexion, il se sentait légèrement mélancolique. Il couvrit en trois pas les deux mètres qui le sé;parait de sa fenêtre sans poignée et appuya son visage contre le carreau glacé. Le soleil couchant baignait les toits de la ville d’un douce lumière rose orangée.
Il ne pensait plus vraiment à ses théories sur l’écriture, ni même à sa commande, ni aux ‘ménagères’ ou même à ‘sa’ plèbe. Il se surprit à regretter le dé;part de la jeune fille au plateau.
Ils auraient pu refaire le monde à deux, sous le coucher de soleil. Peut-être le détestait-elle autant que lui… La saveur de la solitude aurait sans doute été moins amère à deux.

Le soleil disparut complètement derrière les immeubles à nouveau gris.

I wonder should I get up and fix myself a drink...

Sun Aug 10, 2008, 2:28 PM
  • Mood: Zeal
  • Listening to: The Beatles - Rubber Soul
  • Reading: Philip Dick - Mr. Bloodmoney
  • Watching: My screen
  • Playing: With a ribbon
  • Eating: Dark chocolate
  • Drinking: Coca
Il est un peu tard pour se mettre à écrire, non ? Je sais. Tant pis. J'ai pris mon repas du soir aux alentours de 23h, je suis plus à ça près. M'en fiche. J'ai passé une bonne journée, dans l'ensemble. Etonnant vu ma situation, toussa. Mais c'était bien. J'ai mal au dos, aux é;paules, au pied, je suis morte de chaud, j'ai un déménagement demain et ça fait foutrement plus de 24h que je n'ai pas quitté sa chemise. Non mais voilà, aussi...

Il est dans mes yeux et dans mes oreilles.

J'ai chaud dedans. Vous croyez que ça, le bonheur ? Ca existe ? Là, comme ça ? Ca pousse sur un tas de fange, une plante pareille ?
Le bonheur, tu parles d'une orchidée...
J'ai juste une chance inouïe, juste. Quoi qu'en disent les autres.

Y'a des gens qui ont un de ces humours...

Tue Aug 5, 2008, 11:56 AM
  • Mood: Bliss
  • Listening to: nothing... *sob*
  • Drinking: beer !!! <3
Fabien, j'apprécie ton humour (je ferai ici l'impasse sur ton égocentrisme délirant, hein).

Et sinon, bah voilà quoi.

Un jour j'irai à Liverpool avec toi (air connu 2)

Sat Jul 19, 2008, 6:08 AM
  • Mood: Bliss
  • Listening to: The Beatles - Drive my Car
  • Drinking: Water
Hey, bien le bonjour, ami deviantArtiste (ou lecteur, ce qui n'est déjà pas si mal pour moi) !

Comme tu l'as sans doute constaté (ou alors, sois attentif et regarde à quelques centimètres sur le côté gauche), je me lance dans une oeuvre majeure dans ma carrière, marquant le début de mes expériences photographiques. En effet, en ce moment, non contente de beaucoup écouter les Beatles (c'est presque un réflexe de survie chez moi), j'ai pas mal d'images plus ou moins précises qui me viennent en tête. Donc, voilà. Défi fou : les capturer. Mettre sur pellicule ce qui fait irruption dans mon cerveau. Cool, non ?

Mais pas facile. Vraiment pas facile. Je me heurte donc aux difficultés des photographes (et je n'en admire que plus leur travail). Je tâtonne, je rate (souvent), je réussis parfois (moins souvent, mais j'arrive à être satisfaite), mais en tout cas, je prends énormément de plaisir. Je m'amuse. Beaucoup. Je suis même pas sûre de toujours respecter l'esprit des chansons avec mes idées, mais à vrai dire, je m'en fiche un peu. Je vois où sont les charnières entre l'image et la musique. Les chansons tournent dans ma tête en même temps que je demande aux gens de poser.
'Fin voilà, quoi. C'est drôle de passer de l'autre côté de l'appareil, de dire aux gens qui faire, alors que soi-même, on sait pas vraiment où on va. Je m'en fiche. Je suis pas toute seule. J'ai mes modèles, les gens qui derrière apprécient mon travail, et quatre garçons dans le vent qui m'inspirent. Alors, que ça te plaise ou non, je ne compte pas m'arrêter en si bon chemin.
Après tout, on a qu'à appuyer sur le bouton, non ?

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